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Le Mur du Nord

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MessageSujet: Le Mur du Nord Lun 6 Nov - 1:49


Dans les terres rocailleuses de la Marche, les proies du silence se faisait de plus en plus rares, lui qui dévorait la moindre lueur de vie et l’engouffrait dans son ventre sans fond. Quelques petits insectes partageaient leur monde de poussière avec des volatiles gris qui avaient troqué leur plumage pour un manteau de rocailles fines et de sables couleur cendre. Le clapotis de leurs mandibules et de leurs pattes résistantes pouvait surprendre les fous qui s’égaraient trop loin de leurs royaumes et de leur Raison, mais n’avait rien d’inhabituel pour ceux qui étaient plus haut dans la chaîne alimentaire. Les nuages, qui fuyaient leurs congénères du nord, brûlants et terribles, eux, regardaient le monde pathétique et fragile qui se trouvait à leurs pieds, désireux de s’élever à une altitude où l’air se faisait plus pur. Décidément, cette région du Beleriand ne s’était jamais remise des troubles qu’elle avait endurés et s’était lâchement livrée, peu à peu, un arbuste mort à la fois, à l’abandon. Ou peut-être était-ce la vie qui lui avait refusé une deuxième chance…

Dans le lointain, là où la poussière ne formait pas encore tout à fait une ligne d’horizon, du mouvement s’imposait, dissonant, dans l’harmonie forcée et fragile de la Brèche de Maglor. Des centaines d’hommes, accompagnés de charrettes et de bon nombre de montures dévalaient la grande plaine. Ils venaient de l’Ouest et avaient descendu les grandes collines afin de regagner le creux qui avait jadis été défendu par les armées de Maglor, fils de Feanor, frère cadet de Maedhros le Bienfait. Clémente, la topographie les avait amené à parcourir une longue étendue plane et les reliefs plus difficiles ne semblaient qu’être à des kilomètres au loin, facilitant le transport. Si beaucoup avaient remercié les Valar pour cette ‘’pause’’, ces derniers n’en étaient pour rien et le hasard n’avait pas non plus eu la prétention d’usurper ce mérite. Non, leur position actuelle, aussi agréable eut-elle été pour leurs jambes et leur dos, avait été déterminé par les généraux de Maedhros et le roi lui-même. En effet, ils avaient vu dans la Brèche un point stratégique faiblement défendu qui gagnerait, selon eux, à être défendu plus adéquatement et ce, à l’année longue. Bien que les sentinelles de la Marche soient parmi les meilleures en Beleriand, il était assez ardu pour elles de surveiller l’extrémité Est du royaume, comme il n’y avait pas de point de ravitaillement autre que la grande forteresse d’Himring.

Déjà, les travaux avaient été entamés et le sol était parsemé d’une centaine de petites tentes où étaient logés les ouvriers qui travaillaient d’arrache-pied. L’hiver était prêt, mais rien ni personne ne se serait opposé à la volonté des dirigeants qui avaient, peut-être, pressenti la nécessité de poser des gestes militaires concrets. Ainsi, la forteresse de Ramba-Formen possédait déjà un nom et des fondations. Son nom, signifiant le mur du nord, indiquait qu’elle ne serait que la première d’une série de points forts qui seraient érigés de manière à former un mur s’étendant d’ouest en est, d’un groupe de collines à un autre. Si ces forteresses ne seraient pas physiquement reliées par des murs, pour le moment, elles seraient assez près les unes des autres de manière à être visibles à quelques dizaines de kilomètres, vu le relief. Himring était imprenable et Maedhros voulait étendre ce titre à toute la Marche. Aussi, les autorités avaient choisi de construire une seule forteresse à la fois, minimisant les risques de perte en cas d’invasion.

Sur le chantier de construction du premier bastion du Ramba-Formen, des ouvriers travaillaient de pair avec des architectes, au nombre de quatre, qui étaient supervisés par le grand architecte d’Himring, un proche de Maedhros, qui avait élaboré les plans des différents quartiers d’Himring. Le travail était rude, les poumons poussiéreux et la toux sèche des hommes comblait les espaces de silence entre les coups de marteaux et le bruit des cordes que l’on tendait. Parmi les travailleurs moins chanceux, on comptait les fiers-à-bras qui devaient tirer la pierre que l’on avait extraite des collines locales et qui reposait sur d’immenses charrettes aux roues chancelantes, mais visiblement assez solides. D’autres, excavait des tranchées profondes de quelques mètres à l’aide de bêtes de labeur qui tiraient le sable et la rocaille que les pioches avaient brisé. Ceux qui pouvaient au moins essuyer la sueur de leur visage étaient les contres-maitres qui faisaient le lien entre les têtes pensantes et les bras où était contenue toute la force brute à la base de ce projet. Autour du site, mille soldats étaient postés en permanence avec leurs supérieurs afin d’assurer la sécurité des civils, qui craignaient davantage la fatigue mortelle que les Orques de toute façon.

Simple, la forteresse aura quatre tours, une par coin, qui seront toutes connectées grâce à des ponts au sommet des murs où les soldats pourront circuler. Un pont-levis permettra d’enjamber un fosset de quatre mètres de profondeur faisant tout le périmètre du bastion. À l’intérieur, des baraquements et une cours posséderont une capacité de 500 hommes, incluant les officiers et soldats résidents permanents. La forteresse est tout ce qu’il y a de plus classique et ne présente aucun défi d’architecture ou de génie civile. Une route en partance d’Himring facilitera le déplacement des troupes jusqu’au Ramba-Formen. La route entre Himring et la première forteresse, qui se trouve au centre de la Brèche, fait environ 100 kilomètres et chacune des forteresses sera séparée de 10 kilomètres de ses voisines.


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MessageSujet: Re: Le Mur du Nord Mer 13 Déc - 6:14


Les travaux de la première section du Ramba Formen, le Mur du Nord avaient porté fruit, car les Orques se frappaient désormais à une fortification terrifiante sur un territoire où ces derniers ne rencontraient normalement que des sentinelles en patrouille. Les travaux s’étaient déroulés sans encombre, mais les assauts sur le nouveau fort avaient été, aussitôt sa construction terminée, très nombreux. Visiblement, les généraux d’Angband n’avaient pas toléré l’édification d’un point fort si près de leurs lignes, sur des terres où ils pouvaient normalement envoyer leurs espions sans trop de pertes. Par conséquent, en voyant la colère des autorités d’Angband et à en juger par la fureur avec laquelle elles s’étaient acharnés contre nouveaux murs, le Ramba Formen avait eu l’effet désiré.

Dès le départ, dès la première charrette qui fut remplie de pierres provenant des collines, l’objectif avait été de construire une série de cinq forts qui seraient reliés par une route qui égaliserait le terrain entre ces derniers. Devant celle-ci et tout autour des murs, de profondes douves seraient comme un premier avertissement lancé aux envahisseurs. Le message serait clair : approcher trop et vous terminerez dans un trou, criblé de flèches. Aussitôt le premier fort terminé, par conséquent, les travaux avaient repris de manière à construire les quatre édifices manquants. Ainsi, les chevaux et les bœufs s’étaient remis aux durs labeurs, suivis des ouvriers et des officiers de la construction accompagnés d’architecte et du corps armé. D’une part et d’autre de la Brèche de Maglor, de la chaine de montagne qui menait au mont Rerir jusqu’aux collines d’Himring, une série de bastion prenait forme. Le Ramba Formen, qui n’était encore qu’un tas de pierre, de cordes et de bois, allait bientôt s’élever vers les cieux, près des landes de Varda, levant le menton sur Morgoth et son règne.

Les forts n’étaient pas suffisamment près pour les connecter de murailles et penser que de tels travaux auraient pu être encaissés par l’économie fragile de la Marche. Les ressources alimentaires et le capital ouvrier se faisaient trop rares pour pallier à l’éventualité d’une embuscade qui arracherait ces ressources au peuple de Maedhros. Par conséquent, il avait été convenu dès le début que ces forts seraient connectés de routes où des soldats accourraient d’un mur à l’autre, regagnant leur destination en l’espace de quelques heures, tout au plus. Les forts auraient la capacité d’accueillir suffisamment d’unités militaires pour tenir bon au moins durant une demi-journée si Angband envoyait une armée considérable, soit davantage d’Orques que la normale. Aussi, les forts communiqueraient grâce à des signaux lumineux que des brasiers enverraient du haut d’une quatre tour de guet. De ce fait, il était important d’ériger les différentes fortifications de la Ramba Formen à une distance où ces codes d’alarme seraient visibles.

Les gens travaillaient d’arrache-pied, sans cesse troublés par des éventuelles attaques de sbires maléfiques, dont la présence se faisait davantage sentir là-bas, au milieu des plaines poussiéreuses que dans une Himring armée jusqu’aux dents. La patrouille, elle, redoublait de vigilance, augmentant le rayon de leurs tracés de surveillance, s’avançant dans des zones de la Marche où le conflit avec l’Ennemi était presque inévitable. Comme la peur d’une attaque-éclair grandissait tous les jours, le Mur se faisait de plus en plus visible au loin et la Brèche de Maglor semblait ironiquement retrouver sa sécurité d’antan. En effet, bien que cette trouée allait attirer davantage de conflits, elle serait mieux gardée que jamais depuis que le seigneur Maglor l’avait abandonnée depuis la Guerre.

Le souhait des autorités était de tenir bon jusqu’à ce que la grandeur du Ramba Formen dissuade les Orques de l’approcher à l’avenir, diminuant significativement le trafic dans cette zone de la Marche. Une fois que cela serait chose faite, les espions et les hordes d’orques envoyés périodiquement depuis Thangorodrim seraient obligés de longer les frontières de la Marche, s’éloignant toujours des voies plus directes vers le Beleriand. Finalement, les armées de Morgoth se retrouveraient dans des terres où les conditions montagneuses de la Marche empêchent pratiquement tout déplacement, soit dans l’extrême est et ouest du royaume. Dans le meilleur des mondes, la Marche deviendrait un royaume presque libre d’Orques et pourrait augmenter ses effectifs afin de se préparer à une véritable invasion.

Les quatre nouvelles fortifications seraient construites à l'image de la première. Chacune d'elle représentait un des frères du Nord, soit un des cinq fils de Feanor ayant défendu un royaume nordique contre Morgoth lors de la Guerre. Caranthir avait défendu Helevorn et, bien que son royaume ait été ravagé par les flammes, il vivait toujours et s'élevait comme un monument au sud, symbole de résilience. Celui-là serait Othronn1 Caranthir. Deux autres forts porteraient les noms de Othronn Celegorm et Othronn Curufin, seigneurs d'Himlad ayant défendu leurs terres contre le feu de Morgoth. Celui qui avait déjà été construit reviendrait à Maedhros, seigneur de la Marche depuis son arrivée en Beleriand. Finalement, celui du milieu, la forteresse que les armées rencontreraient en premier, serait Othronn Maglor, désignant le fils de Feanor ayant défendu cette trouée jusqu'à la dernière seconde.

Comme des frères, ces bastions de pierre seraient les gardiens du Beleriand de l'est. Ils offriraient non seulement un refuge aux patrouilleurs, mais deviendraient aussi la demeure de braves hommes qui y seraient affectés de manière permanente. Dans la légende, on entendra le nom du Ramba Formen comme le lieu où le mal craindrait toujours la Maison de Feanor.

1 fort, en sindarin
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MessageSujet: Re: Le Mur du Nord Ven 15 Déc - 8:29

La bataille pour Ramba Formen
Les trolls fracassant les tambours, les pointes des lances s'entrechoquant, les hordes avançant au pas. Angband se vidait une nouvelle fois, laissant s'échapper de ses profondeurs les plus laides créatures que le Beleriand pouvait accueillir. Souillant tout sur leur passage, ce n'était pas une simple armée. Elle avait un but bien précis, celui d'enrayer la progression de la Marche. Redistribuant les ordres de son seigneur et maître Morgoth, Abaddon profitait de l'absence d'une partie de l'armée de la Marche. Trop occupée soit à tenir Himring soit à tenter vainement d'aider les Hommes plus à l'Ouest, les chantiers devaient être peu gardés.

Derrière eux se refermaient les portes d'Angband les laissant au soin d'un général orques de grande réputation du nom de Bologg les commandes des légions. Si jamais il venait à échouer il devrait goutter à l'ombre et la flamme. L'orque était bien plus cruel et tyrannique que le seigneur Balrog,il avait su grimper les échelons grâce à son unique force. Massacrant les tribus orques adverses, il avait pour nature d'être arrogeant et peu apte à l'élaboration de stratégie défensive. Son maître mot était le sang, ne souhaitant plus que voir la désolation surtout parmi les rangs des elfes.  

Dompteurs de wargs en tête, Wyverns, Féroces ailés et chauves-souris géantes en tête de marche. Les forces n'avaient eu aucun mal à distinguer les éclaireurs elfes. Chargeant les malheureux avec la suprématie numérique et aérienne ils avaient peu de chance d'en réchapper. Plus loin derrière à quelques lieux l'armée orques s'avançait. Mais le Mal savait aussi que ces hommes et elfes étaient eux aussi loin de tout renfort. Le seul allié qui vint en aide aux troupes en patrouille fut le vent qui s'en allait vers le Nord. D'une force modérée, il ralentissait la bêtes aériennes les moins puissantes à la vitesse des wargs s'avançant sous leurs ombres.


Les bannières de la couronne aux trois joyaux s'avançaient, le temps manquait aux défenseurs, le Soleil peut présent avec les masses nuageuses n'annonçait rien de bon. Puis soudain un cor sonna brisant le silence dans les plaines et collines, les orques attaquaient enfin !!
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MessageSujet: Re: Le Mur du Nord Sam 16 Déc - 20:46


Les faits étaient clairs : le nord libérait sa colère contre la Marche. Le son des sabots qui martelaient la rocaille résonnait jusqu’à l’horizon où son écho était avalé par l’orage maléfique qui engloutissait l’air. La petite patrouille avait été repérée par les éclaireurs de Morgoth qui avaient eu l’avantage de la voie des airs, apercevant à des lieues ce que la vision elfique n’arrivait pas à déceler. Quand la petite compagnie de cavaliers vit les premiers signes d’une invasion; un ciel de suie que les plaines d’Anfauglith ne contenaient plus, des cris de bêtes assoiffées de sang et une ligne d’horizon tâchée d’un noir plus opaque, elle avait galopé à toute vitesse jusqu’à Himring. Le compte à rebours était donné par le pas des Orques qui préféraient désormais la course, fous d’un envie de tuer, à la simple marche militaire de leurs rangs.

Pour un autre royaume, cette invasion aurait constitué une attaque-éclair, un raid ou une embuscade. Pour la Marche, elle n’était seulement que la raison pour laquelle des milliers de gens dormaient avec une épée sous leur lit, pour laquelle chaque jour était une situation de crise. En d’autres termes, tout le monde était prêt et l’odeur des Orques n’avait pas disparu depuis la dernière fois où ils avaient profané ces terres. Ainsi, le pont-levis avait été descendu et des troupes avaient regagné à toute vitesse le Ramba Formen où elles retrouvèrent une armée déjà en formation de combat. Les meilleurs officiers et généraux, ceux qui combattaient normalement aux côtés du roi, étaient sur les lieux et ils défendraient la Trouée de leur vie.

Il avait été difficile de déterminer avec exactitude l’ampleur de cet assaut. Les forces de l’envahisseur étaient voilées d’une pénombre et la surprise n’avait pas donné le temps aux patrouilleurs de faire une bonne estimation. Or, le visage de l’un d’eux, troublé de détresse, avait suffi pour convaincre le capitaine du fort Othronn Maedhros de la gravité du mal qui les accablait. Selon l’éclaireur, et ce dernier n’avait aucun doute, Angband envoyait une armée diversifiée qui regroupait un cruel mélange d’Orques et de créatures. Il ne s’agissait pas d’une embuscade ordinaire; Morgoth voulait frapper dur et il en avait après les travaux de la Marche. De toute évidence, il avait vu la Ramba Formen comme un affront, car Maedhros cherchait à fermer complètement l’accès au Beleriand de l’est. Le lieu était critique, la bataille était inévitable. La Marche était en sous-nombre.

En l’absence du roi, ses plus proches guerriers, les combattants qu’il avait lui-même formés étaient les premiers arrivés sur les lieux après la cavalerie. Équipés des meilleures armures runiques de tout le royaume, si ce n’est pas de tout le Beleriand, les Guerriers du Feu Ardent constituaient l’élite des forces Noldor. En temps normal, ces unités spéciales suivaient un rigoureux entraînement militaire à Himring et beaucoup d’entre eux occupaient de hauts postes au sein de la société. Ils étaient des forgerons, des érudits et des maîtres des runes pour qui la guerre était un art, plutôt qu’un simple devoir. Chacune de leurs épées était unique et leurs armures ne se ressemblaient pas en tous points. Or, toutes s’enflammeraient au moment de la charge, car tel était le pouvoir de l’esprit de Feanor qui vivait toujours en elles. Au sein d’un bataillon, ces hommes étaient en fait des brasiers qui pouvaient facilement dissiper la peur parmi les rangs.

On avait disposé, au chantier, les armées de cette façon : d’abord, on voulait protéger le chantier en construction afin de ne pas retarder les travaux. On pourrait assimiler les pertes, mais la Marche n’était pas du genre à faire ce genre de concessions. Ainsi, une première ligne de cavalerie était aux devants, suivie des piquiers, puis des archers qui tenteraient d’atteindre les wyvernes et les trolls. Quand la première ligne tomberait, les maîtres des lames et les Guerriers du Feu Ardent iraient aux devants combattre les Orques et les trolls dont ils pouvaient assez aisément venir à bout. Normalement, les wargs montés, à ce moment-là, ne seraient plus un problème pour les unités d’élite si les piquiers et les lanciers faisaient leur travail comme il se devait. De par les flammes qui habitaient leurs armures, les Guerriers du Feu Ardent, éparpillés parmi les troupes, éradiqueraient les fléaux volants qui accompagnaient toujours les forces de Morgoth. Finalement, une attention toute particulière, tant dans le fort que sur le chantier, serait portée sur les archers, qui étaient peu nombreux, mais qui étaient le seul recours contre les créatures ailées.

Dans le fort, des guérisseurs seraient la première assistance contre les brûlures qu’infligeraient les reptiles d’Angband. Leurs dons de guérisons pouvaient facilement mettre en déroute le parcours des flammes et une brûlure pourrait facilement être apaisée si un de ces soigneurs intervenait à temps. Ces derniers seraient sous les balcons où se tiendraient les archers et dans tours fermées, à l’abri des flammes. Ils accourraient vers les brûlés afin de calmer leurs cris et les remettre en état de combattre.

Sur le champ de bataille, après la charge de la cavalerie, on formerait un corridor vers les briseurs et les unités gargantuesques grâce aux piquiers qui pourraient séparer les forces ennemis en sous-groupes. Cela permettrait aux maîtres des lames d’atteindre en combat singulier les géants et de les massacrer efficacement en paires. Leur stratégie était complexe et les mouvements avaient sans cesse été pratiquées, tant les acrobaties devaient être précises et que la moindre faute menait à la mort subite et fracassante. Sur le terrain, les Guerriers du Feu Ardent seraient les unités chargées de repérer les unités sournoises, celles qui contournaient les lignes, afin de limiter leurs dégâts. En combat singulier, ces guerriers d’élite pouvaient tenir contre plusieurs des meilleurs assassins de l’Ennemi.

Quand les étendards d’Angband étaient visibles et que le grognement des orques se faisait près, quand les bêtes ailées n’avaient plus que quelques kilomètres à parcourir, les généraux donnèrent le signal de la charge. La guerre pour le chantier du Ramba Formen était commencée.
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MessageSujet: Re: Le Mur du Nord Dim 17 Déc - 11:58

La bataille pour Ramba Formen
Les quelques éclaireurs que les wargs avaient pu voir avaient finis éventrer et démembrés.  Mais fort heureusement pour a marche ses éclaireurs se disposaient en plusieurs petits groupes et un autre groupe avait pu assister à cet horrible spectacle.Les cavaliers et hommes bruns s'étaient vaillamment battu mais face à la vague de haine, ils ne pouvaient que plier. Mais les cavaliers wargs avaient beau vouloir suivre les éclaireurs, ils ne pouvaient aller jusqu'au chantier ou au fort sans  le reste des troupes. Blitzlurz, chef des éclaireurs se dépêchait donc de regagner les rangs et de faire son rapport à Bologg. En arrivant auprès de son chef, il en reçut que des coups qui étaient le résultat de son rapport. Il faut dire aussi qu'il avait beau ne pas pouvoir attaquer les deux lieux principaux, il aurait pu tout de même en finir avec les éclaireurs.


Mais à présent l'orque savait qu'il n'aurait plus l'effet de surprise. Il décida donc de diviser ses forces en deux, l'une s’orientant sur l'attaque principale et l'autre sur la diversion. Il n'y avait rien de bien sorcier en sa stratégie, simplement le fait d'attaquer les deux endroits dans un même temps. Il gardait donc avec lui guerriers, archers et trolls. Il y avait aussi les féroces ailés qui lui offrirait une couverture depuis les airs, quant à l'autre site. Et bien il n'y aura qu'une force minimale. A la vitesse où il progressait il atteindrait sans forcer, les objectifs au début de la nuit. Fort heureusement pour les défenseurs c'était là un soir de pleine Lune, les orques ne pourraient donc pas bénéficier d'une obscurité totale.


Boucliers et échelles au-dessus de la tête ils avançaient vers le fort, Bologg ordonnait alors une halte juste à la limite de la portée des arcs, observant ses troupes il s'écria à langue orquine. Ses propos semblaient incompréhensible aux oreilles des défenseurs, puis finalement frappant l'air au-dessus de sa tête avec son marteau les cors et tambours résonnaient. Affrontant alors la fureur de la Marche, les orques avançaient sous les flèches alliées comme ennemies. Le ciel semblait alors comme flou, comme lorsqu'une pluie s'abattait sur les vastes plaines arides. Guerrier à l'avant et archers à l'arrière la stratégie était classique, sans en changer les plans. Les trolls s'en allaient aux portes défoncer la maigre porte en bois, bien qu'il en fallait au moins deux des monstres frappant de multiple fois.


Les échelles commençaient à s'agripper aux murs à l'aide des crochets dont elles étaient équipées. Et les premiers orques arrivaient sur les murs bien qu'avec de lourdes pertes depuis le début de l'assaut. Mais les défenseurs étaient en infériorité numérique, les féroces ailés et les chauves-souris n'aidaient en rien leur situation plus que fragile. Fauchant parfois une poignée d'elfes au hasard. Bologg lui commençait enfin à s'avancer, grand guerrier qu'il était il ne souhaitait plus que goûter au sang eldar. Mais il n'allait pas prendre le risque de passer par les murs, toujours en fond sonore les roques pouvaient entendre les trolls tambours frapper de toutes leurs forces.


Plus loin à l'Ouest sur le premier chantier, les orques sous les ordres de Blitzlurz avançait progressivement laissant les lanciers à l'avant. Les ordres que Bologg lui avait donné étaient simples. Tenir jusqu'à la chute du premier fort et attendre qu'il arrive. Il procédait donc ainsi, restant hors de portée des archers, les lanciers prêts à accueillir les cavaliers et le peu d'archers juste derrières. Les cavaliers wargs eux restaient à l'arrière des troupes. En cas d'attaque des elfes il adopterai une autre stratégie plus défensive encore.
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