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[QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes

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Noir Ennemi du Monde
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MessageSujet: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Jeu 16 Nov - 5:55


La terre grondait sous les pas des légions d’Angband qui déchiraient la partie septentrionale de la chaine des Ered Gorgoroth. Les rochers, tachés d’une ébène que mille pluies ne laveraient plus jamais, n’étaient que témoins impuissants face à une nature fragile qui pliait l’échine devant des files d’Orques qui la violaient. Heureux et excités de leur destruction sauvage, le vacarme qu’ils faisaient était étouffé par les grands tambours que portaient les trolls, véritables machines des temps anciens, pour qui la fatigue n’était que le rêve d’une impossible libération. Au front, des lézards cracheurs de feu terrassaient les créatures et les Hommes qui n’avaient pas fui assez rapidement.

Le Dorthonion était envahi par le Nord et les derniers groupes de rôdeurs qui y vivaient toujours n’avaient eu de choix que de se cacher dans leurs derniers repères ou de fuir par l’est vers Himlad pour rejoindre les peuples parents d’Estolad. Le ciel, fumant et troublé de constants orages, comme contraint à la nuit, annonçait la volonté de Morgoth de s’installer en Dorthonion et de faire de ces terres les siennes. Des armées, composées d’Hommes, d’Elfes et de Nains s’étaient assemblées et avaient pris le chemin du plateau montagneux où les légions maléfiques se rapprochaient de plus en plus de l’extrémité sud.

Qu’est-ce qui avait poussé le seigneur du mal à envoyer des troupes si subitement vers un territoire où les royaumes de ses ennemis jurés ne s'étaient même pas installés ? Que faire d’une terre qui était visiblement vide d’intérêt militaire pour tous ? Une fois de plus, la fourberie de Morgoth prenait tout le Beleriand au dépourvu.





La partie septentrionale du Dorthonion n’était plus qu’un énorme chantier de guerre où les arbres avaient été corrompus en grandes palissades et fournaises. Les dernières couleurs s’étaient retirées de la terre, forcées de prendre la fuite vers des contrées où la vie les accueillerait. Là, la mort avait défait les dernières résistances de la quiétude, faisant même du calme un mythe distant relatant une époque lointaine. Comme une fleur que l’on déracine ou que l’on piétine, les orques avaient saccagé ce qui restait de joli et de naturel pour faire des grands boisés de conifères une longue colline de cendres fumantes.

Déjà, les fuyards avaient prévenu les royaumes voisins que le peuple de Beor avait plié l’échine devant les forces de Morgoth qu’il pouvait retenir lorsque ces dernières se manifestaient en petites hordes sporadiques et vicieuses, mais pas lorsqu’un torrent de malheur s’abattait sur leur pays. Bien que l'on disait que leur chef, Beren fils de Barahir, formait toujours une ligne de défense et tendait des embuscades aux légions qui atteignaient les Ered Gorgoroth, la plupart des Hommes avaient été assassinés ou faits prisonniers par les forces d’Angband. On ne comptait désormais que quelques centaines de guerriers de Beor sur leur territoire qui se résignaient à le défendre de leurs vies. Cruellement forcés au pied du mur, la grande majorité des survivants avaient fui vers la vallée du Sirion au Nord par des passages dans les Echoriath ou quitté vers l’Est pour prendre la passe d’Aglon pour regagner la Marche. Les premiers avaient connu une fin terrible, car très peu d’entre eux regagnèrent Hithlum vu l’œil de Sauron qui gardait jalousement la région au pied des montagnes bordant le royaume de Fingon. D’un autre côté, vers un point cardinal plus clément, bon nombre avaient trouvé miséricorde en Estolad plus au sud où ils retrouvèrent des parents ou à Himring, refuge sûr dans le Nord. Quoi qu’il en soit, le Dorthonion ne leur appartenait plus.

L’annonce de l’invasion avait traversé le Beleriand telle une coulée de flammes qui se jettent d’une botte de foin incendiée à une autre. Beaucoup de royaumes se sentirent interpellés par la cause des pauvres Hommes de Beor qui perdaient leurs vies aux mains de l’Ennemi. Or, les raisons qui avaient poussé les souverains à envoyer des troupes étaient très variées : certains n’avaient que d’yeux pour les ressources naturelles abondantes des terres densement boisées de la Terre des Sapins. Dans tous les cas, personne n’avait tardé à signifier sa présence par le déplacement d’armées. Le résultat : un amalgame de seigneurs de guerre, de mercenaires et de chefs qui avaient décidé d’y aller en personne tous au sein d’un même territoire contesté.
Le Nord du Dorthonion était maintenait contrôlé par les Orques et leurs généraux. De plus, ces derniers avaient érigé près de la frontière nord trois bastions et creusé multiples fausses où les orques s’armaient et se préparaient à envahir les terres voisines.

Que resterait-il du Dorthonion ?
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Dragon d'Angband, “La Forteresse”
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Ven 17 Nov - 21:51



Si l’immensité du monde pouvait faire rêver les explorateurs et les marins, les distances était au yeux d’Urgak quelque chose de  relatif. Tout était à sa portée en quelques battements d’ailes et il trouvait, comble de l’ironie, chacun de ses déplacements plutot court. Partant du fief de Sauron il estimait la durée de son voyage à ce que ses adversaires nommaient “une journée.” Le dragon saisissait mal ce concept, il avait toujours vécu dans les ténèbres de son Seigneur et pour lui , le jour et la nuit, n’était que deux nuances ridicules, imitant avec difficulté la lumière des Arbres de jadis.


En arrivant sur les lieux il constata que le chaos, et la désolation s’étaient répandu dans la verte contrée. La nature et la lumière quittait peu à peu à cet endroit au fur et mesure que la marque de Melkor s’étendait, nettoyant le Dorthorion de sa souillure impie, ne laissant que la marque de sa perfection. Urgak qui arrivait vers l’Est ne pouvait qu’admirer avec ferveur le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. La mort était partout et le sang des vaincus donnait aux cours d’eau une couleur rouge. Rouge comme le feu, le même qu’Urgak déchaîna sur un trio d’homme qui avait réussi jusque-là à échapper à la vigilance des Forces du Mal, avant de dissiper les cendres de leur corps carbonisé d’un battement d’aile. Mais pour le moment, il ne restait plus grand chose. L’assaut des forces de Morgoth avait tout anéanti.


Mais si certain hurlement victorieux d’orcs indisciplinés pouvait laissait présager d’une victoire totale, le dragon savait qu’il en était rien. C’était à présent que tout commençait. Si prendre un territoire grâce a une horde d’orcs sanguinaire était chose aisée, tenir une position en comptant sur ces mêmes monstres, voilà qui devenait un véritable défi. La peur du retour de la resplendissante domination du Seigneur sur toute la terre du Milieu était encore ancrée dans les cœurs de certains et il était évident que la contre-attaque pour essayer de reprendre les lieux sera d’une intensité désespérée.


Se posant au sol, Urgak scrutait le corps des vaincus. Revêtant Bruzmul, le dragon était aussi noir que la corruption qui se répandait lentement. Son armure recouvrait toute la partie haute de son corps des naseaux jusqu’au bout de la queue, se terminant par une boule à pique. Il laissait traîner cette sphère mortelle sur le sol, provoquant un bruit inquiétant tandis qu’il observait chaque cadavre, s’assurant qu’ils étaient tous bel et bien mort, achevant tout ceux qui osait respirer encore avec une grande cruauté.


Dernière édition par Urgak le Dim 19 Nov - 17:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Dim 19 Nov - 17:02




Ilmarë avait marché vers le Nord, plus tardivement qu'elle ne l'aurait souhaité. Qu'elle aille à vive allure, silhouette svelte filant à travers les campagnes, sautant lestement par-delà gués et troncs effondrés, n'avait pu lui ôter du ventre un certain sentiment d'urgence ; si elle ignorait quels malheurs se profilaient dans le lointain, elle en savait la hideur. La brise de l'Ouest lui avait parlé, les étoiles l'avaient alertée.

Un mal plus grand qu'on ne le soupçonnerait s'éveillait... une monstruosité des temps anciens, qu'elle aurait voulue restée toujours endormie loin du monde. Et dire que pendant ce temps, alors qu'elle se précipitait à son encontre, il demeurait une autre menace qui parcourait librement les régions du Beleriand ; une menace moins effrayante, plus subtile, perchée à l'oreille des rois... Mais elle ne pouvait être partout à la fois.

« Rien n'est jamais simple... » soupirait-elle les cheveux dans le vent.

*

Elle avait vu des Nains se rassemblant en osts lents et compacts dans les montagnes - la distance n'était qu'un bien petit frein à l'acuité de son regard. À travers les plaines du Thargelion, la Maia avait également aperçu des hommes qu'elle connaissait si peu, fourbir armes et apprêter montures ; elle avait lu dans leurs gestes la sinistre résolution de ceux qui partent à la guerre. Et plus loin, en arrivant dans les alentours de l'austère Himring, Ilmarë avait entendu le cliquetis discret des Noldor qui manœuvraient en prévision des batailles à venir.

Tel un incendie de forêt, les rumeurs avaient circulé, propagées par des filets de réfugiés du peuple de Bëor : le Dorthonion était tombé, frappé par une armée que rien n'avait pu arrêter. La Maia ne s'arrêtait que bien peu et alors, elle prêtait encore moins l'oreille aux récits parfois farfelus qu'on lui servait si volontiers. Que Morgoth envoya ses orques ravager la région, c'était une chose : mais quelque chose d'autre était à l'oeuvre, une autre pièce était en mouvement sur l'échiquier du Vala. Elle ignorait quoi et sa maîtresse ne lui avait pas donné davantage de précision ; mais elle devait le découvrir. Le découvrir et l'arrêter.

La guerrière d'Aman avait voyagé depuis Helevorn, franchissant le Thargelion puis Himlad et ayant finalement suivi le cours de l'Aros qui prenait sa source dans les Montagnes de la Terreur qu'on appelait aussi Ered Gorgoroth. En d'autres circonstances elle ne se serait pas approchée de cet endroit qu'elle haïssait avec force, mais approcher par le Nord et la passe de Ladros lui avait semblé trop risqué - trop proche de l'itinéraire emprunté par les forces de l'Ennemi.
Elle avait remonté le flot des fuyards, qui par groupes plus ou moins conséquents descendaient les cols abrupts pour suivre l'exact chemin inverse que la Maia avait choisi. Elle ne s'arrêtait pas pour leur parler et les humains préféraient généralement éviter cette elfe en armes, silencieuse et aux yeux dérangeants, qui de toute manière ne leur accordait pas plus d'un regard.

Elle dépassa un ultime versant et là, elle vit.

La plaie barrant la terre. Une plaie faite de chair et de métal, grondante, grouillante. Les plateaux du Dorthonion, dans la lumière faible du crépuscule couvert d'orages, se parsemaient de plus de torches brasillant salement que l'empyrée ne comptait de chandelles. Elle l'entendait d'ici, la rumeur sourde des orques qui se préparaient, qui creusaient, qui hurlaient et se battaient. Dans les contrebas les plus éloignés, elle devinait les silhouettes difformes et géantes de créatures terribles, et il lui sembla même repérer sur la ligne opaque de l'horizon la forme terrifiante d'un dragon de Morgoth.

« Comment disait cet homme, déjà... pas de repos pour les braves ? » ricana Ilmarë en s'asseyant le dos à la pierre, envahie d'un sentiment d'inanité à la vue d'un tel déchaînement.

Elle déposa sa lance et défit son baudrier, posant les deux à son côté dans la pierraille. Les avant-bras sur les genoux, la mine désabusée, elle laissait ses iris pâles vagabonder sur ce qui allait devenir, dans les prochains jours, le théâtre d'une énième boucherie. Elle en avait déjà vues tellement.

Un souffle d'air lui caressa la joue comme pour la réconforter.

« Et bien, et bien... Ce n'est pas comme si je n'avais pas été prévenue. Il n'y a plus qu'à faire ce qu'il faut pour accueillir les fous... je veux dire, les braves, qui vont se dresser face à cette armée. »

Ilmarë pouvait sentir d'ici la pointe d'exaspération que son caractère taquin inspirait parfois à sa maîtresse. Réprimant un rire matois, elle se carra plus confortablement contre la roche et donna l'impression de s'endormir.
Mais ce n'était pas le cas. En son sein, la Maia rassemblait les forces de création que son étincelle de divin lui permettait de manipuler. Il n'était pas l'heure de se révéler, pas encore ; mais lorsque le moment viendrait, elle serait prête.

Et elle ferait ce qu'il fallait, quoi qu'il en coûte.


Dernière édition par Ilmarë le Dim 19 Nov - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Dim 19 Nov - 18:11

Depuis plusieurs jours, les rumeurs étaient croissantes à Gabilgathol. Il ne se passait plus une journée sans qu’un nain ne vienne faire un rapport, apportant les informations glanées au fil des convois et des échanges commerciaux. L’armée ayant fait mouvement depuis Angband avait atteint le Dorthonion, mettant la région à feu et à sang.  Certaines rumeurs disaient même qu’un dragon avait été vu, bien qu’il soit de taille assez modeste.
Depuis, Azaghâl  ne quittait presque plus sa salle du conseil. Sur la table devant lui, une carte du Beleriand sur laquelle étaient disposées les positions des forces connues, aussi bien amies qu’ennemies.

Le Dorthonion n’avait qu’un intérêt stratégique limité et le nain ne comprenait pas pourquoi l’ennemi avait porté la guerre en ces terres au lieu de s’en prendre à Himring, plus à l’est ou bien aux autres redoutes elfes à l’Ouest.  La déroute des Hommes de Béor n’était qu’une question de temps et la victoire serait aisément acquise… Mais pour quel objectif ?
Selon les messages reçus, des armées elfique faisaient déjà mouvement pour répondre à la menace. C’était un choix juste et sage, chaque pouce de terrain cédé à l’ennemi mettait un peu plus en danger les royaumes des premiers nés.

Et même si aucun message personnel ne lui était parvenu, Azaghâl savait que chacun de ces grands seigneurs guettaient de l’œil l’est et les montagnes, se demandant que ferait les armées naines face à ce danger encore lointain pour eux. Lointain oui… Mais pas assez. Le jeune roi repensait aux batailles de la Flamme Subite, près d’une décennie plus tôt. Il n’avait presque pas quitté sa montagne depuis et il ne se souvenait que trop de chaque visage des Khazad morts lors de ces évènements.

Un nain entra dans la pièce, apportant un message à son souverain. Le parchemin portait le sceau de Nogrod. Ce devait être la réponse qu’Azaghâl attendait. Ne cachant pas son impatience, il s’en saisit et lu attentivement les mots de son ami et homologue, le roi des barbe en feu.

Lorsqu’il replia le document, sa décision était prise.  Il transmit une série d’ordre qui mirent la cité en branle et bientôt les tambours de guerre résonnèrent, comme naguère lorsqu’il avait quitté Gabilgathol à la tête de son armée.

Aussitôt un conseil extraordinaire se rassembla. Il fut bref, chacun ayant compris que la situation ne souffrait plus aucun débat.

- Uri mon fils, je te charge de tenir et d’administré le royaume en mon absence. Lorsque je serais parti, je veux que les portes soient closes et gardée en permanence. Aucune arrivée de convoi n’est prévue à court terme. Si quelqu’un se présente à nos portes de manière importune, agis selon ce que te dictera la raison. J’ai pris des dispositions pour la protection de Gabilgathol, elles sont détaillées dans un document qui te sera remis lorsque je serais parti.

Le prince hocha la tête, ne cachant pas son envie de se joindre à la bataille aux côtés de son père. Il aurait préféré qu’aucun nain ne parte pour le Dorthonion mais si cela devait être le cas, il acceptait mal d’être laissé en retrait, comprenant néanmoins cette décision.

Puis le roi renvoya le conseil avant de se rendre à une entrevue avec Freyr. Il expliqua rapidement la situation au jeune prince. Lorsque ce dernier apprit que les nains partaient en guerre, il répondit aussitôt qu’il viendrait et emmènerait avec lui autant de troupes qu’il pourrait en assembler.  Ils s’entendirent également pour le ravitaillement : l’armée naine quitterait sa forteresse avec nombres de chariots transportant vivres et matériel mais une bonne partie de la route traversée les territoires des Orientaux.

Durant cette partie du voyage, les Hommes pourvoiraient donc au ravitaillement afin que chacune des deux armées disposent du maximum d’autonomie une fois sur le lieu des combats. Sur place, les territoires elfes voisins pourraient sans doute fournir tout le nécessaire.  C’était bien la moindre des choses qu’ils pouvaient faire envers leurs alliés venu du sud-est.  Après cette entrevue, Freyr quitta aussitôt Belegost pour faire ses propres préparatifs.
Le roi nain, lui, fit envoyer des messagers afin de prévenir les seigneurs Elfes qu’une armée allait se mettre en route depuis Belegost pour leur prêter main forte.

Quelques jours plus tard, Azaghâl franchit les portes de son royaume. Il avait revêtu son armure et sa maille de mithril, utilisant sa cape pour en cacher les reflets. Son tiare était fixée sur son casque, ne laissant aucun doute quant à son identité. Sur sa hanche, son fidèle marteau de guerre se balancer en rythme alors qu’il s’engageait sur la route menant au territoire des orientaux. Derrière lui, des centaines de nains et des dizaines de chariot suivaient.

Ils firent leurs jonctions avec les troupes de Freyr et, sans perdre plus de temps, se mirent aussitôt en route. Il leur faudrait plusieurs semaines pour atteindre le Dorthonion… Peut-être n’y aurait-il plus grand-chose à sauver à ce moment-là.
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Dim 26 Nov - 17:30



Cela faisait plusieurs jours que la cité elfique de Nargothrond était en effervescence. Partout, dans toutes les rues se précipitaient des elfes en armure, d’autres avec des charrettes de ressources, or l’efficacité et l’organisation des Premiers-Nés permettait un ordre certain dans la ville.

Cette agitation fut lancée par l’arrivée d’un messager humain. Il n’avait pas pu trouver la route jusque Nargothrond mais avait par chance croisé des patrouilleurs qui avaient repéré son blason car grandement amis avec le Roi, celui des hommes de la maison de Bëor. En toute hâte il fut conduit à la cité cachée, avec toutefois quelques précautions pour éviter qu’il ne découvre la manière d’y entrer. Dès qu’il franchit les portes, il s’écroula à terre, telle sa fatigue était lourde à porter.

Les elfes avec leurs soins le firent reprendre conscience assez vite, puisqu’il avait annoncé avoir un message et une bien mauvaise nouvelle à annoncer au Roi Finrod. Celui-ci l’avait donc accueilli dans la salle du trône. Il vint s’approcher de l’homme, qui reposait sur les épaules d’elfes à ses côtés et lorsque Finrod lui demanda, le messager ne put prononcer qu’une phrase : « Le Noir Seigneur nous attaque… Nous avons failli... ». Voyant la perplexité du regard du Roi, il dut alors continuer son récit : comment les orques avaient en quelques heures déferlés sur les terres du Dorthonion, comment les Hommes s’étaient battus mais avaient dû reculer, comment Beren lui avait ordonné d’aller prévenir le Roi de Nargothrond.

Le laissant aux soins de ses médecins, Finrod convoqua alors tous ses conseillers pour réagir à cette situation de crise. Morgoth avait donc décidé d’envahir le Dorthonion, cela pouvait paraître clair mais Finrod pressentait un danger, comme si cela n’était qu’un nuage de fumée noire censé dissimuler quelque chose, une lame prête à frapper. Il expliqua donc à ses proches la situation et ce qu’il ressentait. Poussé par son affection pour le peuple de Bëor, il était prêt à lancer une contre-attaque sur les forces de Morgoth pour essayer de protéger les survivants et endiguer l’avancée des orques. On lui annonça que des forces se préparaient à riposter également à l’Est, sans plus de détails. La vitesse était pourtant nécessaire. Finrod sentait que ces conseillers étaient plus de l’avis d’attendre afin de mieux comprendre les choses. Pourtant, le temps manquait.

Le Roi annonça qu’il allait former une armée et la diriger lui-même vers le nord pour contrer cet ennemi. On lui signala le danger que cela pouvait être, s’il s’agissait d’un piège. Alors instantanément, Finrod répondit :

« Je suis persuadé que cette attaque est un piège, quelque chose de plus menaçant se cache derrière. Or, il nous faut découvrir de quoi il s’agit. Les ténèbres se massent et se regroupent, il nous sinon les endiguer, découvrir ce qu’ils préparent. Nous ne pouvons laisser les ténèbres devenir plus fortes que nous. »

Plusieurs bataillons de soldats avaient donc été sollicités, Finrod avait décidé d’être à leur tête dans cette bataille. Quelques jours de préparatif furent donc nécessaires pour préparer la route : des chariots de vivres, le matériel pour les haltes et pour passer les nuits, etc. Une semaine après l’arrivée du messager, le voyage et les troupes étaient prêtes. Finrod avait revêtit son armure et portait Rillcrist à sa ceinture. Avant de monter sur sa monture, il alla néanmoins vers son frère, Orodreth et lui laissa le commandement de la cité, lui promettant de revenir et le serrant fort contre lui. Il était de son devoir d’aider ses alliés les Hommes et de contre-carrer les plans de Morgoth.


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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Mar 28 Nov - 4:59


Il n’avait pas été nécessaire d’envoyer de missive à Himring pour solliciter ses forces. Il n’avait pas été nécessaire de supplier ses seigneurs afin de quémander leur aide. Les familles d’Hommes qui s’attroupaient déjà dans l’enceinte de la ville, figures fantomatiques se tenant à la place de familles d’antan, portaient sur leurs visages l’itinéraire de la souffrance. Quand on regardait dans leurs yeux, le mal indiquait clairement d’où il provenait et quel chemin il avait emprunté pour envahir leur monde. Dans la voix des femmes, on percevait les cris qui faisaient trop mal à expulser des entrailles, mais qui étaient bien là et auraient tellement voulu être entendus. Tout y était : toutes les raisons étaient là pour prendre les armes.

Le rôle de la Marche était de maintenir une présence dans le nord du Beleriand de manière à ériger une frontière solide contre les assauts d’Angband. Froide et inhospitalière, elle n’était pas un royaume en tant que tel, car personne n’aurait voulu y résider si ce n’était que par volonté propre. En effet, les Elfes et les Hommes qui y vivaient étaient des combattants, partisans des Fils de Feanor, fidèles sujets du roi Maedhros qui avait écarté du revers de la main tous ceux qui ne serviraient pas sa cause. Entre les murs de la cité-forteresse, une société hautement guerrière se maintenait en vie grâce au riche savoir qu’on avait emmené d’Aman, des ressources minières abondantes et des interactions économiques avec les peuples voisins. En outre, ces derniers n’avaient jamais été contre l’idée de payer et de nourrir ceux et celles qui défendaient leurs territoires et donnaient généreusement pour bénéficier d’une garde septentrionale.

Quand les nouvelles du Dorthonion étaient arrivées à Himring, des troupes étaient déjà en marche vers le Sud à travers la Passe d’Aglon qui leur servirait de point de départ avant d’entamer l’ascension du plateau. Heureusement, cette section des Ered Gorgoroth était beaucoup plus hospitalière qu’au Sud du Dorthonion où des pics et des crevasses profondes n’étaient que synonymes de mort. Si quelques réfugiés avaient choisi de revêtir les couleurs de la Marche, les forces en mouvement étaient essentiellement des soldats Noldor accompagnés d’un très grand nombre d’Orientaux qui attendaient toujours de se battre pour leur roi. Tel le voulait leur serment d’allégeance et l’occasion était parfaite pour ceux n’ayant pas encore démontré leur valeur de le faire.

Parmi les cavaliers au front, Maedhros, dans son armure de guerre rouge et étincelante, ne portait pas de bannière. Aussi, il n’avait pas amené d’étendard, ni de cor et n’avait pas fait déplacer quelconque musicien. En fait, le fils de Feanor voulait passer un message très clair à ses alliés : il voulait que tous voient le quotidien des hommes de la Marche qui côtoyaient chaque jour la menace du nord. Maedhros n’allait pas en guerre ce jour-là, contrairement aux Nains qui ne quittaient jamais leurs montagnes ou aux seigneurs du Sud qui n’avaient que faire du trouble du nord. Il allait au travail, il allait accomplir son devoir et avait revêt sa cuirasse comme il le faisait tous les jours.

Si ses dernières aventures l’avaient peut-être changé, s’il comprenait la valeur d’une main qu’on lui tend, il n’avait pas pour autant éteint le feu ardent qui brûlait ses entrailles. S’il était bel et bien vivant, Maedhros n’était qu’un brasier qui ne demandait qu’à être apaisé, mais qui prenait invariablement et ironiquement de l’expansion comme il ne savait cesser de consumer tout ce qui bougeait. En fait, le roi aurait bien voulu connaître la paix, mais le son d’une épée que l’on abat sur un orque était le seul réconfort qu’il ait un jour connu.  

Les troupes furent parmi les premières à gagner le Dorthonion après l’occupation des orques et c’est pourquoi les généraux firent établir un campement à l’extrême-sud du plateau, là où les créatures de Morgoth n’osaient pas encore s’avancer peut-être par peur des mêmes choses que les Elfes. Des tentes furent érigées de manière à accueillir, si le temps le permettait, les chefs des factions qui étaient en route vers le champ de bataille.


Dernière édition par Maedhros le Sam 16 Déc - 21:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Mar 28 Nov - 6:37

En route vers les montagnes
Freyr quittant Belegost le centre de la cité en suivant son un objectif. Deux après jours après avoir pénétré le territoire d'Ulfang, le garçon commençait enfin à y voir plus clair. Les objectifs de l'ennemi étaient simples, la domination. La correspondance qu'il pouvait avoir avec le capitaine des elfes lui permettait d'avoir un œil sur la cité. Athrad bien qu'en plein développement avait encore des nombreux problèmes. Le premier étant la sécurité du territoire, les orques au Nord ne cessaient de gagner petit à petit le Thargelion. Mais à dos de cheval le capitaine pouvait enfin apercevoir les murs et tours de l'ancien palais elfique.


Une fois sur place il n'avait pas le temps de s'adonner à une séance de relaxation, la priorité étant de rassembler une force d'intervention rapide. Il commença donc par la rédaction d'un courrier à destination de la caserne des noldor non loin. L'un des ses assistants vêtu d'un long manteau en cuir noir avec à la ceinture une épée de très grande qualité s'en allait. Toujours en train de régler les derniers détails dans sa chaumière qui lui servait aussi de bureau, on pouvait entendre le messager partir à dos de cheval. Une deuxième lettre partait auprès des paysans ou plus précisément de la ferme la plus proche. La ferme devrait ainsi fournir de quoi nourrir et entretenir la force d'attaque pour l'allée et le retour.
Puis il devait se rendre à la salle du trône, afin de convaincre son père de réagir au plus vite face à l'imminence de la situation. Après une ascension de plus de mille marches et un long parcours dans les couloirs du palais. Il arrivait enfin face à son père, les portes se refermaient derrière lui. Il n'était que deux dans la pièce hormis les nombreux serviteurs souvent de sexe féminin. Ployant un genou à terre, puis baissant la tête il présenta ses respects à son père. Finalement il finit par se relever et il commença à expliquer la situation sur un ton alarmant :

-Père, des hommes de l'Ouest ont besoin de notre aide. Ils sont attaqués par d’innombrables hordes d'orques, selon certains des rapports nains il y aurait au moins plusieurs milliers d'assaillants et même parmi eux se trouverait une bête cracheuse de flammes. En plus de quoi des trolls et des drakes avançant sous le couvert d'une épaisse masse nuageuse. On ne peut ignorer cela, nos voisins à l'Est ont répondus à cet appel, je puis même avancer que nos voisins du Nord en feront de même sans oublier ceux du lointain Ouest. Allons avec eux afin de montrer au Noir Ennemi notre volonté à ne pas céder une seule parcelle de terrain. Laissez-moi enrôler dans les manœuvres notre armée.


-Et bien je vois que les nains ont pu t'offrir le courage, mais la bêtise était-elle avec mon fils ? Ne vas pas confondre courage et témérité ! Je sais ce que sont ces cracheurs de flammes, ce sont les créatures maléfiques plus communément nommées dragons. De même que tu ne peux te fier aux elfes ou au nains sans condition, lors des grandes batailles du passé ils n'ont pas su tenir la ligne de front. J'oserai même dire qu'ils ont perdu une ville lors de la débâcle. Assurément je ne peux laisser cela se produire, nos armées resteront ici dans l'attente du conflit direct à notre Nord.  Après tout je ne peux décemment pas laisser la cité sans protection.


-Mais père, à l'heure où nous parlons des hommes de notre race meurent à chaque instant. Laissez-moi au moins y aller.


-Ils ne sont pas des orientaux et donc pas de notre race, le sort de ces misérables ne m'importe pas. Mais que crois-tu faire une fois là-bas tu n'a pas la moindre formation militaire. En forêt tu as peut-être appris à survivre, mais se battre en rang et d'un autre ordre. Et ce n'est pas cette épée qu'elle soit de bonne ou mauvaise facture qui va te sauver la vie.

-Avec ou sans votre accord j'irai afin d’honorer notre nom. Ne sommes-nous pas un fier peuple de combattants ? Nous ne sommes pas que des paysans ou des miséreux dans l'attente d'un secours des elfes. Notre sang est noble et l'honneur sera notre salut dans le palais du juge. A ce même titre Gram l'épée du jugement et un symbole d'amitié entre notre peuple et celui des nains. J'irai donc avec ou sans soldats au front, quand bien même vous n'approuvez pas cela.


Le père ne pouvait voir que la volonté de combattre du jeune homme, il posa un instant sa main dans le creux de ses mains. Après une courte attente sa décision était prise. Il se leva du fauteuil pour s’exclamer  haut et fort :

-Sache que je n'approuve pas ce projet, les armées orientales, mes armées resteront ici. Toutefois, je ne peux laisser mon dernier héritier partir sans la moindre escorte. Ainsi je ne t'offre que cinquante hommes, des archers qui plus est. Ainsi afin d'assurer le commandement des hommes tu devras rester à l'arrière avec eux. Si toutefois la bataille venait en faveur des forces adverses je t'ordonne de battre en retraite. Je ne veux perdre aucun hommes ou même mon dernier fils dans un bataille ne concernant pas notre cause.


Remerciant son père il s'en allait après une nouvelle révérence. Se trouvant à présent au pied du palais il avançait avec une cadence soutenue jusqu'au caserne. Là il rassembla les archers et il donna comme premier ordre de l'attendre aux portes de la ville. Mais d'autres guerriers souhaitaient venir, trop nombreux pour passer inaperçu, le capitaine n'en pris qu'une poignée.  Freyr retourna ensuite chez lui récupérer deux ou trois choses. Il n'avait pas eu de nouvelles de Barn depuis à présent un bon moment. Peut-être avait-elle péri, si cela était le cas alors le seul lien l'unissant aux araignées n'était plus. Car après tout ce temps les autres araignées le connaissant n'étaient plus que poussière ou cadavre nourrissant les vers et les fourmis. Prenant le minimum de matériels il rejoint ses troupes à la porte. Face à lui se présentait les elfes qui avaient répondu à l'appel en employant un grand effectif d'elfes afin d'intervenir Le voyage serait rude, mais au coté des nains cela ne serait que plus simple. C'est alors que le dernier héritier d'Ulfang s'en alla en guerre avec son régiment d'intervention rapide.
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Sam 2 Déc - 3:16


Comme une encre que l’on voit se mouvoir dans les ondées de l’eau, puis jusqu’aux abîmes en nuages ébènes, des légions en formation de combat s’affairaient à déformer le paysage du Dorthonion. Les sentiers et les routes débordaient d’orques qui inondaient les passages forestiers pour faire d’eux des terres de désolation où l’on insultait la vie. À partir de leurs grandes fosses mortelles, des armées émergeaient, puis se jetaient à toute vitesse dans la forêt où elles gagnaient du terrain à vue d’œil. Tout portait à croire que la Forêt sous les Étoiles était irrécupérable, car, même à l’orée des bois de Doriath on frémissait à la vue des fumées noires qui étouffaient le plateau montagneux du nord.

Quand le territoire semblait être entièrement sous le joug des généraux orquins, la première phase du plan maléfique du Seigneur du mal se mit en marche. À l’est comme à l’ouest, des portées de jeunes engeances draconiques déferlaient entre les troncs millénaires et, sans scrupule ni compréhension de leurs instincts bestiaux, ces derniers commencèrent à incendier les bois. À l’extérieur comme à l’intérieur des frontières, tous voyaient désormais que les terres au pied des Ered Gorgoroth n’étaient plus que des brasiers menaçants que nulle vie n’auraient pu traverser. Dans un crépitement fort et agressif, le feu formait une prison impénétrable qui empêchait tout renfort ou fuite tant et aussi longtemps que les flammes trouveraient carburant. Or, craignant les Elfes et les montagnes au sud du Dorthonion, une brèche claire et sûre semblait toujours pouvoir céder le passage aux fuyards comme aux armées. Ainsi, les royaumes qui venaient au secours des Hommes de Beren devraient face à un terrible dilemme : rejoindre le Dorthonion par un passage dans la vallée de la terreur, enjambant crevasses et précipices immondes ou laisser le Dorthonion à sa perte.

Comme si la menace ne culminait jamais, des cris stridents se faisaient entendre dans les cieux tachés de suie. Angband avait libéré des oiseaux et des volatiles maudits afin de rapporter aux généraux en Dorthonion les informations concernant les déplacements des armées. Encore une fois, Morgoth voyait tout et se réjouissait de voir que sa petite invasion avait attiré les troupes de ses ennemis, qu’il se ferait un plaisir d’attirer dans la gueule du loup.


Événements:
  • Urgak, Ilmare, Maedhros et Finrod ont regagné le Dorthonion alors qu'il n'y avait pas encore d'incendies. Azaghal et Freyr sont toujours en route.
  • Incendiées de toutes parts, les frontières du Dorthonion sont impénétrables. Le seul passage franchissable est un chemin étroit au Sud que l'on peut accéder par la Vallée de la Terreur.
  • Un campement est établi dans le sud du plateau par les forces de Maedhros.
  • Des nuées de créatures volantes donnent à l'Ennemi des informations sur le déplacement des armées et peuvent aussi gêner les troupes.
  • Les troupes d'Angband sont en marche vers le Sud et occupent désormais tout le plateau.
  • Les Hommes de Beor en présence sur le plateau sont au nombre de 500 hommes.


Carte du conflit:
 

On recommence l'ordre des tours de jeu avec Urgak !
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Lun 4 Déc - 19:41

Urgak , persuadé qu’il avait éliminé tout vie ennemie, survolait à présent la forêt calcinée en décrivant une large trajectoire circulaire. Il était suffisamment haut pour avoir une vision d’ensemble, mais les fumées sombres et épaisses provoquées par les forces de son Seigneur Morgoth l'empêchait de voir à l’horizon, laissant le dragon dans l’attente et l’expectative. Urgak se posait bien des questions. Quand les renforts viendront-ils ? Allaient-ils être nombreux ? Quelle stratégie fallait-il employer pour les repousser ? Pouvait-il tirer parti de l’astuce des orques ?

L’arrivée de la nuée des créatures volantes lui apporta bien des réponses. De précieuses informations lui furent divulguées. La contre-attaque des enfants d’Eru allait être sanglante, violente, et galvanisée par des désirs de gloire et de vengeance…

Le Dragon chercha donc un point en hauteur comme un rocher, ou une colline. Il finit par jeter son dévolu par une colline à l’Est. Ce qui lui donnait une bonne vision d’ensemble. Il n’ordonna rien de particuliers à ses orcs, le Dragon, pour le moment décide de rester au sol afin de garder ses forces, car pour l’heure, il n’y avait pas grand chose à faire, peu de stratégies à établir. Mais bientôt, le silence de mort qui régnait ici allait céder au bruit de l’acier et des flammes……




“Ils ne passeront pas. Ce territoire est notre et cette Forêt Noire sera un exemple de la puissance incontesté du maître Morgoth.”

dit-il, égaré dans ses réflexions et focalisé sur la bataille qui approchait, il pensait tout haut. À cet instant précis, il ne pensait qu’à une chose : à rapporter la tête d’un roi, ou d’un Maiar pour s’assurer gloire et puissance dans les jours à venir.
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Lun 11 Déc - 22:37

Aussi longue fut la route, il y avait toujours un nain pour en voir le bout. C’est sur cette pensée pleine d’humour qu’Azaghâl approcha enfin les frontières du Dorthonion, marchant fièrement à la tête de ses troupes. Ils auraient pu arriver plus vite mais au prix d’un effort qui les auraient laissé affaiblis pour la bataille. Mais hélas alors qu’au loin des panaches de fumée noire bloquer l’horizon d’un rideau funeste, le Khuzd sentit son cœur se serré. Peut-être avaient-ils prit trop de temps ?  

Ne cédant rien au découragement, ils reprirent leurs routes, constatant rapidement que les principaux accès au plateau du Dorthonion étaient la proie des flammes.  A aucun instant les Khazad ne crurent à une catastrophe naturelle. Le feu était leur ami et il ne le craignait nullement mais ce brasier-ci avait un caractère maléfique, il semblait à la fois puissant et lent a dévoré ses proies, comme s’il voulait brûler le plus longtemps possible.

- Un cruel pouvoir est en action ici. Mais il ne sera pas dit qu’Azaghâl fera demi-tour pour un petit feu de cheminée, alors que d’autres sont dans le besoin ! lança le roi nain de sa voix caverneuse. Freyr, installons un camp ici, je dois réfléchir. Il existe bien un chemin plus à l’ouest selon les légendes que colportèrent des elfes à Belegost… Mais il est dit qu’il est plus sombre encore que la mort elle-même.

Et alors même qu’il parlait de cette éventualité, une ombre sembla passée sur le contingent, frappant les corps et les esprits. Le roi lui-même posa une main sur Darnmanadh sans même s’en rendre compte et le contact du puissant marteau lui raffermis le cœur.
L’armée coalisée monta un camp sommaire, usant des chariots  pour former un cercle défensif temporaire. Ils s’installèrent à l’orée du bois, aussi proche du feu que les elfes l’acceptèrent, étant les plus sensibles à ses tourments.  Désormais, l’ennemi pouvait venir de partout et tous le savait. Leur vigilance était à son maximum et des petits groupes d’éclaireurs furent envoyer dans les alentours pour prévenir toute attaque surprise.

Alors que Freyr partait faire une reconnaissance près de la forêt, Azaghâl s’installa avec une carte du Beleriand sous les yeux, cherchant une solution. Il lui apparut très rapidement que tous les accès au Dorthonion étaient boisé et il acquit aussitôt la certitude que le spectacle qu’il avait sous les yeux devait être partout le même.

Prendre le chemin des Ered Gorgoroth était hors de question.  La réputation des lieux suffisaient à convaincre quiconque que ce chemin ne devait être prit qu’en cas de dernier recours. Il ne jetterait pas un si grand nombre de valeureux nains dans la gueule du loup pour sauver des elfes et hommes, certainement pas. Et il s’agissait de toute façon du dernier point d’accès libre et l’ennemi le savait. Si la terreur de la vallée les laissés tranquille, ce serait pour mieux être massacré par les sbires de Morgoth dans une embuscade.  Restait donc le choix de faire demi-tour ou de remonter au nord, affrontant les terres depuis longtemps tenue par l’ennemi.
Ou bien, il pouvait attendre. Le feu finirait par s’éteindre de lui-même faute de combustible.  Le roi nain se prit même à faire une courte prière aux valar, les implorants de lui offrir une pluie suffisante pour réduire la puissance du brasier. Au moins suffisamment pour que les Khazad puissent le traverser et ouvrir une brèche pour les autres.

Mais la pluie ne vint pas. Il n’est néanmoins pas dit que rien ne vint. Surgissant pareil au soleil venu percer la nuit, une idée germa dans la tête du roi sous la montagne. Fulgurante et magnifique, si bien qu’il se leva d’un bond.

- Par le Grand Forgeron ! Mahal vient de me souffler la réponse ! Un feu ne peut vivre que s’il n'a de quoi se nourrir.

Et il était réellement convaincu que le père de tous les nains avait effectivement glissé cette idée dans son esprit, bien que rien ne le prouve.  Et alors que Freyr revenait, lui contant son aventure avec les orques et lui montrant une bague de forte valeur, Azaghâl exposa son plan.

- Tu vas rester ici fiston, et tenir la baraque pour moi. Car vois-tu, avec une compagnie de solide gaillard n’ayant pas peur de ces flammèches, je m’en vais m’occuper de cet incendie. Sur ma barbe, je ferais passer notre armée à travers ce brasier ou je ne boirais plus de bière pendant un mois !

Il l’avait dit en riant à moitié, l’œil brillant et heureux, comme lorsqu’on se trouve enfin quelque chose à faire après une trop longue période d’inactivité.  Il donna aussitôt des ordres et plusieurs centaines de nains se mirent en branle.  La troupe se mit ensuite en route pour l’incendie, s’approchant de la zone ou le feu semblait le plus intense.

A cet instant, une partie de la compagnie se mit en position défensive. Il s’agissait surtout d’arbalétriers, prêt à abattre toute créature hostile qui aurait la mauvaise idée d’apparaitre. Les autres étaient armées de haches, de pioches et de pelles. Les pelles étaient d’acier et au rebord affuté, conçu ainsi pour être justement utiliser au plus près du champ de bataille… Et servir d’arme d’appoint au besoin.

Alors, Azaghâl expliqua brièvement son plan. Il était simple : les nains allaient ouvrir une brèche dans le brasier en abattant suffisamment d’arbres sur une zone réduite pour que le feu se retrouve sans combustible, permettant le passage. Les haches abattraient les arbres, les pioches arracheraient les souches  et les pelles creuseraient tout autour de ce passage un parapet de terre pour protéger au maximum les elfes et les hommes de la chaleur qui serait dégagé par le feu environnant.

Il y avait des risques mais le seigneur nain était sur d’une chose : l’ennemi ne s’attendrait sans doute pas à le voir arriver par un endroit d’où il n’était pas censé pouvoir arriver. Et il avait avec lui plus de 2000 nains prêts à se relayer pour cette tache...

Se saisissant d’une hache, Azaghâl prit quelques instants pour se rendre compte du sens du vent puis il s’approcha aussi près de l’incendie qu’il était possible tout en gardant une marge de sécurité suffisante. Alors il leva sa hache et asséna un coup puissant. C’était de l’acier nain, manipulé par un bras nain. Dès la première attaque, l’entaille fut profonde et l’arbre tomba rapidement au bout de quelques coups seulement.  Souriant à ses troupes, Azaghâl cria.

- BARUK KHAZAD !

Et tous s’élancèrent, se lançant dans une course contre la montre pour soutirer à la barbe et au nez du feu ce dont il avait besoin pour continuer sa vilaine besogne. Quand bien même ne pourraient-ils pas rejoindre le Dorthonion à temps, personne ne pourrait jamais les blâmer de n’avoir pas tout fait pour.
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Sam 16 Déc - 20:54



Remonter vers le Nord était quelque chose d’impressionnant pour les elfes de Nargothrond. Non pas que cela leur était inconnu : pour la plupart ils avaient déjà combattu sur ces terres. Remonter vers le Nord, c’était, outre perdre quelques degrés et sentir une température se rafraichissant, faire resurgir des souvenirs. Après tout, Finrod et son royaume étaient excentrés de là où se regroupaient les autres Noldor. Un pas dans le Nord permettait ainsi de faire des rencontres, puisqu’alors ils arrivaient en vue du Dorthonion, et voyaient déjà la trace d’autres elfes.

En effet, des éclaireurs avaient détecté un camp établi au sud du plateau, et il ne s’agissait pas d’orcs, qui n’auraient jamais osé s’aventurer aussi profondément au sud. Longeant les monts tout en scrutant l’horizon, Finrod appréhendait quelque peu cette rencontre. Il était clair que ces elfes qui s’étaient établis là venaient également pour contrer les forces de Morgoth, mais venaient-ils toutefois les combattre pour défendre les gens de Bëor ? Cela, Finrod en était moins sûr. Fingon avait peut-être fait le déplacement à toute vitesse, mais il était plus probable de voir là les fils de Fëanor, proches du Nord pour le défendre et étancher leur soif de sang.

Finrod entretenaient des liens de cordialité avec eux, deux logeaient d’ailleurs à Norgothrond. Leur comportement était cependant toujours empli d’un caractère sombre, d’un esprit de revanche, si ce n’est pas belliqueux. La plupart étaient outrés de voir Finrod ou encore Turgon se protéger en se dissimulant au regard du Noir Ennemi.

C’est donc sans trop de surprise que Finrod aperçu les étendards de Maedhros, fils de Fëanor. Il ne fit pas sonner le cor, ignorant où se dissimulaient les ennemis, et ne souhaitant pas les attirer vers un campement qui n’étaient peut-être pas prêt pour cela. Ainsi, se détachant de son armée avec une cinquantaine de ses meilleurs guerriers, il avança vers le campement. Son armure dorée reflétait une palle lumière, comme aspirée par le mal qui opérait ici, son étendard volait dans le vent et le Roi eut comme un flash. Revenant dans ses souvenirs ou avançant vers les choses à venir, il vit, il sût que ce n’était que le commencement, le premier acte d’une pièce hors-norme. Il avançait tout de même vers ce défi mais les yeux ouverts et l’esprit vigilant.

Le campement était protégé par le flanc des montagnes, du moins c’était la vue qu’en avait Finrod, il était plus concentré sur les cavaliers qui venaient vers lui, portant fièrement l’étendard de La Marche. Il fut conduit à Maedhros pendant que son armée s’approchait avec provisions et matériel pour s’installer. Entrant dans la tente de commandement, il se libéra de son heaume, laissant jaillir ses cheveux bouclés et dorés, ceux de son interlocuteur étaient pourpres, héritage de sa mère, qui le différenciait ainsi de Finrod. Portant la main à son cœur, et respectant les usages de la politesse, il s’adressa donc au fils de Fëanor avec un ton qui se voulait amical et chaleureux, comme à son habitude :

« Maedhros, fils de Fëanor, ta présence ici me réchauffe le cœur et me rassure quant au futur de ces lieux. Il est temps de combattre encore une fois ensemble contre les forces obscures qui ne cherchent qu’à assujettir les peuples libres. Ainsi, nous discuterons volontiers stratégie, mais il me tient à cœur de savoir où se sont réfugié les Hommes d’ici, les aurez-tu aperçu et sais-tu si beaucoup ont pu fuir ? »


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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Sam 16 Déc - 22:08


Au pied des collines qui bordaient les massifs escarpés de l’Ered Gorgoroth, là où les flammes n’étaient qu’une lueur inquiétante à l’horizon, il y avait encore espoir d’un Dorthonion libre. Les grands pins étaient toujours verts et touffus et le vent se réchauffait à peine, lui qui portait pourtant la rumeur d’un enfer pas si distant. Sans qu’ils n’en soient conscients, les représentants des Edain et des Edhil qui étaient déjà sur le Plateau s’étaient regroupés là où leurs cœurs pouvaient encore sentir la présence de Yavanna et d’Ulmo. Sous la canopée, entouré de ruisseaux où chantonnait le cristallin, un gigantesque campement gardait les dernières acres de terre que le Dorthonion retenait des mains de l’Ennemi.

Les étendards étaient déjà bien hauts et il n’était pas difficile de comprendre qui avait été le premier à réclamer cette parcelle montagneuse comme quartier général. Rouge et pourpre, le textile des drapeaux semblait projeté par le contraste l’étoile de Feanor, dorée et immaculée. Maintes fois, ce symbole avait été porté jusqu’à la gueule d’Angband, maintes fois l’avait-on fait danser juste devant les nez des Balrogs. Or, aujourd’hui, il attendait patiemment, car il savait que des forces étrangères venaient se joindre à lui. Le drapeau de Formenos, emblème du plus grand des Eldar, ne serait pas le seul à être hissé ce jour-là.

Les forces de la Marche accourraient de toutes parts, s’assurant que les derniers préparatifs étaient en place et venant en aide aux hommes de Beren qui, pour la plupart, étaient blessés ou presque morts de fatigue. Dans les tentes, on voyait des Elfes de rouge vêtus porter leurs mains et leurs soins à des individus à l’allure de rôdeurs étendus sur des couchettes, cherchant leur souffle. Tout le long du périmètre du campement, des archers étaient en position et les individus munis de la meilleure vision retraçaient le chemin des créatures ailées qui épiaient les forces elfiques. Visiblement, ce campement serait abandonné presqu’aussi vite qu’il avait été monté, car les hordes n’avaient plus beaucoup de distance à parcourir et leurs premiers éclaireurs s’étaient déjà montrés.

Dans sa tente qui était à peine plus grande que les autres, Maedhros et ses généraux s’étaient réunis afin de faire un recensement des effectifs et de planifier les formations d’assaut. Les choix n’étaient pas nombreux et le terrain ne permettait pas un très large éventail de stratégies. Plus incertain encore étaient les participants à cette campagne militaire : la Marche n’avait aucune idée jusqu’où la nouvelle du drame des Hommes de Beor s’était rendue. Grande fut sa surprise lorsqu’il vit un des fils de Finarfin, son oncle, arriver dans la forêt avec derrière lui une imposante armée de Noldor.

Quand le roi Finrod pénétra dans la tente de commandement, ce dernier salua Maedhros avec révérence et lui adressa la parole comme un frère l’aurait fait. D’un calme et d’une gentillesse qui lui avaient valu une réputation de bienfaiteur, le roi de Nargothrond semblait davantage préoccupé par les habitants du Dorthonion que par ceux d’Angband qui leur tomberaient bientôt dessus.

Le saluant selon les normes de sa culture, habitude d’une vie en Valinor que le temps n’arrivait pas à défaire, le fils de Feanor retourna à son cousin une réponse et des explications. Un sourire teinté de moquerie et une voix légèrement hautaine accompagnaient aussi sa réplique.

- Votre présence ici, seigneur Finrod Felagund, est tout à fait cohérente avec les desseins d’un roi de votre grandeur. Le contraire aurait été illogique !

En un éclair, presque inconsciemment, il survola la grande carte du Dorthonion de ses yeux, puis l’armure du souverain de Nargothrond, différente dans sa facture, mais d’une beauté qui témoignait d’une vie en Aman.

- Les Hommes de Beor qui, je le crois, vous sont chers, ont pu trouver refuge à Minas Estolad et à Himring. Ma forteresse leur a visiblement semblé être le lieu le plus sûr en ces temps de guerre, alors que les Elfes du sud n’avaient malheureusement pas encore eu vent de leur tragédie.

Maedhros envoyait un dard. Il n’avait pas souvent la chance de s’entretenir avec ses parents du Beleriand de l’ouest, bien que cela ne changeait rien à ce qu’il leur reprochait. Encore une fois, si la Marche n’avait pas été là, prête à intervenir, qui sait dans quel état auraient-ils tous trouvé le Dorthonion à cette heure-là. Pour Maedhros, les fils de Finarfin étaient devenus des faibles quand ces derniers perdirent la Vallée du Sirion et les flancs nord du Dorthonion et qu’ils ne vinrent jamais les réclamer à nouveau. Qu’en serait-il du Beleriand si Maedhros avait laissé la Marche au Grand Ver après le passage de ce dernier ?

Mais l’aîné des Sept décida plutôt d’opter pour un discours courtois, lui qui pouvait désormais compter plusieurs centaines de nouvelles épées parmi ses rangs. Après tout, le roi Felagund était le premier allié à être apparu cette fois-ci.

- Nos forces partageront le front. La puissance de mes forces réside dans le combat rapproché, c’est pourquoi il faudra rapidement regagner la première ligne de l’Ennemi. Or, je sais que le grand seigneur des cavernes possède parmi ses forces les meilleurs archers, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: [QUÊTE EVENT] Tombent les montagnes Dim 17 Déc - 13:04

En route vers les montagnes
Le roi nain de Belegost était parti vers la forêt encore en proie aux sombres flammes. Dans le camp il devait donc gérer les troupes, bien que capable pour chacune des nations en présence. Il vérifiait donc une dernière fois les stocks de vivres et d'armes, dans les tentes et chariots il y avait de quoi tenir un siège d'au moins deux semaines sans se rationner. En cela il fallait admirer la prévention naine face aux facteurs inconnus d'une bataille, ces dernier pouvant changer totalement le cours d'un affrontement.

Mais autour d'un eu de camp un groupe d'homme semblait en proie à une sorte de panique. Freyr ne pouvait se permettre de voir des hommes risquer de déserter, alors même que les affrontements n'avaient pas commencés. Il s'approchait donc d'eux et il s'installa autour du feu de camps, là il observait les hommes.
Ces derniers semblaient le fixer avec la plus grande attention, comme à chaque fois qu'un officier passait dans le secteur. Puis Freyr se mit à parler, en observant le feux et sans fixer le groupe d'homme :


-Et bien messieurs que vous arrive-t-il ? Le feu semble altérer vos esprits.


-Capitaine, ce n'est pas le feu qui nous pose problème. Mais plus ce qui se trouve juste derrière, observez les elfes ils semblent en proie à un tourment.

-Il est vrai qu'au delà de ce mur de flammes, il y a la haine des orques et la colère de leur maître. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut céder face à leur avidité. Simplement, il est des choses sur lesquelles l'homme n'a pas prise, quand bien même elles se trouvent juste sous son nez. Mais vous devez savoir que lorsque la puissance ultime en est le prix, le voyage est des plus périlleux.


-Capitaine si je puis me permettre, qu'est ce que vous connaissez à la guerre du haut de vos 17 hivers ?  Vous n'êtes encore qu'un enfant fils d'un guerrier qui a jugé bon de ne pas venir à cette bataille.  Il n'y a rien de plus à ajouter.

-Mais tu es fou je te rappelle que tu parles à un officier supérieur là.

-Du calme il exprime juste son avis sur la situation, mais sachez soldat que malgré ma jeunesse je pense avoir eu plus de sang sur les mains que vous. Vous qui êtes resté à Athrad au chaud, pendant que moi je vivais dans une forêt loin de tout confort. Pour préserver des amies j'ai du tuer, aujourd'hui encore je ne pourrai dire si cela fut le bon ou le mauvais choix. Pourtant il faut continuer d'avancer et même savoir pardonner, si l'on en vient à céder face aux ténèbres alors nul doute que chacun d'entre nous y perdra la vie un jour. Toutefois si vous le souhaitez je vous laisse partir, mais retenez bien ceci : En général, ce que l'homme appelle destin n'est que que le reflet de ses actes stupides.


Alors que la discussion semblait devenir de plus en plus intense, d'autres soldats et même des nains et des elfes semblaient s'être regroupés autour du petit feu de camp. Freyr en venait à raconter une partie de son passé, à évoquer le simple fait de ne pas devoir abandonner les hommes se trouvant juste à côté. L'importance étant la solidarité et la confiance mutuelle. Mais alors qu'il semblait avoir finalement remonté le moral des troupes, il eu comme le sentiment de devoir s'écarter du campement pour s'approcher de l'Ouest un peu plus.

Il partait un temps bien que court à l'Ouest, là après une demi-heure de marche. Il tombait face à face avec Barn, son amie d'enfance. Sans bougeait il écoutait ce qu'elle avait à dire, ses propos s'orientant sur le fait qu'il devrait peut-être passer le territoire des araignées pour venir à bout des forces obscurs. Car bien que les huit pattes semblaient ne pas apprécier les nains ou les elfes, Morgoth semblait être l'objet des plus grands jets de haine et de colère.  Mais Freyr ne pouvait se résoudre à passer par là, ne connaissant pas la réaction du seigneur nain ou même celle des autres araignées qui ne connaissait pas. Bien que ces dernières furent toujours des êtres de grande bonté bien que méfiants.
Il regagnait donc le campement avec de nombreuses questions en tête, le camp ui semblait joyeux. Les mots du jeune homme semblaient avoir réchauffés les âmes. Et bien que certains étaient de garde le reste était d'humeur festive bien que prompt à la modération.  
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