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[FB] Un amour à sens unique ou impossible ?

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Prince du Thargelion
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MessageSujet: [FB] Un amour à sens unique ou impossible ? Mer 6 Déc - 20:25

Un amour à sens unique ou impossible ?
Au cœur de la nuit, les fêtards des derniers combats au Nord se livraient à des jeux de taverne. Les étoiles remplissaient le ciel jusqu'à alors vide durant les nuits antérieures. La Lune se déplaçait avec l'aide de Tilion esprit puissant qui ne cessait de renouveler le cycle avec Arien vassal de Vana. Les montagnes de l'Est ne semblaient pourtant pas pouvoir cacher sa puissante lumière éclairant chaque coin de la cité. Si bien même que le palais d'Athrad en devint d'un blanc aveuglent. Nulle ombre ne venait de sa grandeur au mille marches et donc les balcons étaient couverts de diverses plantes de décoration.


Freyr lui se tournait simplement l'une des ruelles les plus sombres de la cité, celle qui menait sur la route de l'Ouest. C'était par là que s'en allait les nains afin d'exporter leurs marchandises, mais aussi par là que venait des réfugiés par grandes quantités. Le salut de ces malheureux étant de travailler dans les fermes en constructions suite aux divers projets du jeune héritier. Même à une heure aussi tardive il y avait encore des charrettes qui passaient par moment. Mais les Hommes ne pouvaient accueillir l'intégralité de ce flux de même que personne n'en connaissait la provenance. C'est ainsi que sur un coup de tête le dernier des fils d'Ulfang s'en allait en direction de l'Ouest à l'origine même de ce flux.


A dos de cheval il commença à traverser le pont tout juste assez solide pour supporter le passage d'un régiment. D'un l'autre coté on pouvait voir une épaisse masse nuageuse projetant des éclairs dans toutes les directions. Le vent calme sur l'instant, le garçon stoppa sa course une fois le pont passait. Il ne savait pas quoi faire, devait-il passer outre la tempête s'annonçant ou bien s'arrêter à l'abri attendant le bon moment. Bien que sa réflexion était profonde dans le doute de risquer sa vie, elle fut courte à cause du facteur temps. Sachant qu'il ne pouvait s'absenter plus que nécessaire il continua alors sa route.
Mais la tempête l'empêchait de lire sa carte, c'est ainsi qu'il sombrait dans les ténèbres inhospitalières de la nuit. Ne doutant pas de trouver à un moment son salut, il avançait en suivant ce qu'il croyait être une route. Les sabots de sa monture en cessaient de s’enfoncer à chaque pas dans une boue profonde. La nuit passa finalement et le jeune homme avait trouvé refuge sous un grand chêne. A son réveil il ne pouvait voir que des arbres dans chaque azimut, cernait par la forêt aux feuilles dansantes. Si la pluie et le tonnerre semblaient être loi, le vent lui s’exprimait à l'aide de faibles brises.
Fort heureusement il avait pu mettre à l'abri ses affaires à l'aide de sa cape et d'une sorte de vaste toile en lin. Son cheval bien mal en point n'allait encore le lâcher, la bête avait encore suffisamment de force pour le balader dans la forêt. Freyr décida toutefois de faire une courte pause après cette nuit plus qu'agitée. Il commença par faire un maigre feu à l'aide des rares brindilles inflammables des environs, puis il récoltait des poignées de baies. Depuis sa naissance il n'avait que rarement goûté au plaisir de la viande, uniquement lors de grande occasion à Athrad ou bien lorsqu'il vivait avec les araignées. La fraîche brise matinale ne pouvait qu'annoncer un hiver plus violent que l'année précédente. Bien qu'en Thargelion il était rare d'y voir de la neige, dans les montagne de l'Est elle arrivait déjà aux racines. Hors d'ordinaire cette dernière en automne ne descendait pas plus bas que le haut des portes naines. La rosée du matin permettait à l'homme de boire jusqu'à que soif ne s'en fasse plus ressentir, malgré la présence deux ou trois morceaux d'eau gelée.


Dans une lente marche, il pouvait apprendre chaque coin et recoin de la forêt. Parmi les branches des oiseaux chantaient, dans les buissons mouvants la faune locale s'en allait à son passage. A la différence de la forêt de son enfance, il savait qu'ici il était un étranger. Tout semblait lui faire signe de partir loin s'en jamais revenir perturber la silence et la beauté des lieux. Après un maigre repas et le repos de sa monture, il continua son chemin à travers les bois. Finalement il finit par regagner la route et continuer son chemin jusqu'au Nord. Rien n'arriva pendant près d'une semaine de voyage. Le long du sentier on pouvait parfois voir les corps de bêtes, pour la plupart il s'agissait de bœuf ou de cheval. A de rare occasion il était possible de croiser les restes d'un corps d'orque ou d'homme. Parfois il s'arrêtait pour offrir une sépulture décente à l'âme des morts, mais le danger de la région ne pouvait que l'obliger à éviter ce genre d'acte.
Après avoir traversait un village d'homme et durant de nombreux jours de route sa course fut stoppée. Face à lui se présentait une horreur sans nom, pourtant il avait eu enfant de nombreux récits concernant cette région. Barn lui avait raconté toute la beauté de la région, qu'en ce lieu il n'y avait pas d'endroit plus sûr pour elle. Le désert de Dungortheb lieu de désolation et repaire des grandes araignées, il voyait à présent la crainte des gens vis à vis des araignées car lui même l’éprouvait à ce moment. Mais sa foie et ses convictions en ce qui concernait Barn ne s'envolaient pas, bien au contraire il y voyait une flagrante différence. La grande araignée du grand chêne de la forêt de son enfance n'avait qu'apporté du bien-être au garçon. Malgré certaine directive plus dur que d'autres comme ceux avec pour conséquence la mort des siens.

Néanmoins sans doute les araignée du désert n'avaient jamais entendues le moindre sifflements en ce qui concernait le garçon. Cherchant un moyen de contourner deux choix s'offraient à lui, le premier était le passage au Nord. Ce dernier l’amènerait dans les dangereuses montagne de l'Ered Gorgoroth, entre chacun des pics des orques ou bien d'autres dangers pouvaient s'y tapir. L'autre chemin menait à la forêt de Doriath, dont la dangereuse magie était une protection aux habitants des bois. Le choix était problématique mais pourtant évident, le garçon ne pouvait affronter les orques trop nombreux même avec Gram l'épée du jugement ou Hrotti sa fidèle dague.


Sa monture se refusait de rentrer à tel point qu'elle s'en alla, il devrait donc faire le reste de l'allée et le retour à pied. A peine avait-il posé un pied dans la forêt que déjà il pouvait percevoir une différence. L'ambiance bien plus pesante et les ombres grandissantes laissaient l'homme sur ses gardes. Au fur et mesure qu'il avançait dans sa quête il sentait comme ses émotions remonter à la surface. Finalement il resta là pendant plusieurs jours dans l'ombres des arbres. Jamais il n'avait été aussi loin avant aujourd'hui, les oiseaux des bois ne voulaient plus que le voir partir. Il provoquait un raffut sans précédent dans toute la forêt.


Finalement il pouvait entendre au loin une douce voix, c'était une elfe qui chantait. D'une beauté sans pareil elle qui n'avait certainement quitté ces bois, elle en était venue à dialoguer avec les animaux. Pour Frey c'était là une évidence bien qu'il ne savait pas si cela était réel ou alors la faim qui semblait le faire halluciner. Alors après la voir vu plus d'une fois il décida d'aller lui parler. A  peine avait-il fait un pas que la faune s'en allait, l'elfe en robe bleue se dépêcha alors de se munir d'une lame pour la brandir face à l'homme. Son visage affichait comme de la peur, mais rapidement un sentiment de curiosité l'envahissait.

Freyr lui déposa au sol Gram et ses autres armes. Il ne voulait aucun mal à la femme, mais simplement retrouver son chemin. Voyant les armes à terre l'elfe baissa la lame sans pour autant la lâcher. Freyr lui demanda alors si elle vivait dans cette forêt, mais aucune réponse. Il lui demanda alors sil était possible d'au moins rejoindre son royaume en l'aidant à quitter ces bois. Mais rien n'y faisait elle ne semblait pas vouloir parler, on pouvait voir dans ses yeux comme le reflet de Freyr dans l'aura était noire mais le cœur de cette aura blanc comme nul autre. Puis elle s'en alla profita d'un bref moment d'inattention de l'homme.



L'héritier d'Ulfang en profita alors pour ramasser ses armes, il continua ainsi pendant plusieurs jours de nouveau. Finalement elle réapparut devant lui munie de la même robe. Cette fois-ci elle n'avait pas de dague à la main. Alors le garçon pensait halluciner, mais il n'en était rien. D'un grand sourire elle attrapait ses mains, pour y déposer comme une sorte de pain. Elle lui dit alors d'en manger au moins une partie, puis elle lui demandait son nom. Sa voix était comme d'un autre monde, presque ensorceleuse. S'il ne faisait pas attention il risquerait de ne pas s'en remettre, pour autant elle ne semblait pas lui vouloir du mal ou même user de magie sur lui. Tous deux parlaient durant de longs moment à plusieurs intervalles dans la semaine qui suivie. Finalement un jour elle revint vers lui avec un cheval, des provisions et une bourse. Elle lui expliqua alors qu'il ne pouvait rester continuellement dans la forêt, il lui fallait regagner son peuple. Lui s'y refusait ayant pris en affection l'elfe. Les sentiments semblaient réciproque mais pour autant il s'agissait d'un amour impossible. Lui avait des devoirs envers son peuple, bien qu'elle semblait vivre seule dans la forêt, il lui était impossible de penser que cela soit toute la vérité.

Alors elle lui promit qu'un jour proche ils se croiseraient à nouveau, que cela soit à la demeure de son père ou bien dans celle du père de Freyr. Alors il se rappelait d'une rumeur sur la fille d'un elfe et d'une Maia. Tous deux de sangs royales mais de races différentes. Il lui promit alors qu'un jour son amour ne serait plus que l'histoire d'une forêt mais un récit auprès de son peuple. Il s'en allait alors et sortait de la forêt grâce aux indications de la jeune qui avant de partir lui donna son nom Luthien.
Codage par Libella sur Graphiorum

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